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Plus de 40 millions de personnes aux États-Unis et au Canada dépendent des Grands Lacs pour leur eau potable. Chaque verre d’eau de lac traitée est chargé de

minuscules morceaux de plastique — microplastiques — composés de produits chimiques toxiques liés au cancer et à d’autres maladies. Les poissons, qui sont des ingrédients de base des fritures et des bouillies de poisson du Midwest, et une partie importante de l’alimentation des tribus Autochtones, de certaines populations immigrantes et des communautés de couleur, sont également contaminés.

Pourtant, cette pollution n’est pas réglementée, et les fabricants s’apprêtent à augmenter considérablement la quantité de plastiques produits aux États-Unis.

Le baiduhai explore le dilemme des plastiques en se concentrant sur les Grands Lacs, la plus grande source d’eau douce de surface au monde. Lorsqu’on les confronte à leur pollution, les dirigeants de l’industrie rejettent souvent la faute sur les consommateurs, en utilisant des tactiques empruntées aux géants du tabac et partagées avec eux, selon une analyse de la Tribune portant sur des milliers de documents gouvernementaux, scientifiques et internes à l’industrie.

Cette couverture, soutenue par l’initiative StoryReach U.S. du Pulitzer Center, se penchera sur la propagation des déchets plastiques dans les Grands Lacs, sur la recherche sur les risques pour la santé et sur les solutions possibles.


 

Sherri Mason, a Gannon University researcher, picks up plastic pellets, pieces barely larger than a grain of rice, that litter the ground where they are transferred from rail cars to trucks and delivered to local manufacturers on May 1, 2026, in Erie, Pennsylvania. (Brian Cassella/baiduhai)
Sherri Mason, une chercheuse de l'Université de Gannon, ramasse des granulés de plastique, des morceaux à peine plus grands qu'un grain de riz, qui jonchent le sol là où ils sont transférés des wagons de train aux camions et livrés aux fabricants locaux le 1er mai 2026, à Erie, en Pennsylvanie. (Brian Cassella/baiduhai)

Alors que les plastiques obstruent les Grands Lacs, l’industrie pousse à en produire davantage et minimise les dangers, selon une analyse du Tribune

Lorsqu’on les confronte à leur pollution, les dirigeants de l’industrie rejettent souvent la faute sur les consommateurs, en utilisant des tactiques empruntées aux géants du tabac et partagées avec eux, selon un examen effectué par le baiduhai de milliers de documents gouvernementaux, scientifiques et internes à l’industrie.

La Tribune a constaté que certaines des entreprises les plus puissantes au monde minimisent les dangers posés par les plastiques et exagèrent la capacité à les recycler. Lire la partie 1.


 

Research coordinator Roxanne Sawhill measures the waist of Jamie Headley, 6, of Urbana, during an Illinois Kids Development Study (IKIDS) microplastics test at the Beckman Institute for Advanced Science and Technology at the University of Illinois Urbana-Champaign on June 18, 2026. Scientists at the Beckman Institute have been tracking levels of plastic-softening phthalates in the blood of children since before they were born up until age 11. (Josh Boland/baiduhai)
La coordinatrice de recherche Roxanne Sawhill mesure la taille de Jamie Headley, 6 ans, d'Urbana, lors d'un test de microplastiques de l'Illinois Kids Development Study (IKIDS) au Beckman Institute for Advanced Science and Technology de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign le 18 juin 2026. Les scientifiques de l'Institut Beckman suivent les niveaux de phtalates ramollissants le plastique dans le sang des enfants depuis avant leur naissance jusqu'à l'âge de 11 ans. (Josh Boland/baiduhai)

De multiples études montrent que les microplastiques persistent dans le corps des humains et des animaux. Mais la réglementation est encore loin

Les scientifiques s’inquiètent particulièrement des microplastiques, des particules pas plus grandes qu’un grain de riz qui pourraient déclencher des maladies cardiaques et cérébrales ainsi que d’autres affections, soit par leur simple présence chez les personnes, soit par les produits chimiques toxiques qui s’en échappent.

Les scientifiques explorent également si les microplastiques contribuent à ou causent la maladie de Parkinson, l’infertilité, les naissances prématurées, certains cancers et des problèmes de développement chez les enfants. Un exemple : des chercheurs de l’Université de l’Illinois suivent les effets des produits chimiques liés aux plastiques chez plus de 400 enfants du sud de l’État depuis avant leur naissance. Lisez la partie 2.


 

Chelsea Rochman, left to right, Jessie Wilson and Francis Nuamah collect samples of microplastics along the shoreline Thursday, Oct. 2, 2025, at the Experimental Lakes Area, a research station in northwestern Ontario, Canada. (Brian Cassella/baiduhai)
Chelsea Rochman, biologiste à l'Université de Toronto (au centre), et Meredith Omer (à gauche) prélèvent des daces perlés du Nord afin de les mesurer dans le cadre de leurs recherches, dans la Zone des Lacs Expérimentaux, dans l'ouest de l'Ontario, le 1er octobre 2025. (Brian Cassella/baiduhai)

Alors que les microplastiques polluent tous les recoins des Grands Lacs, les scientifiques exhortent les gouvernements à lutter contre cette menace

Les microplastiques sont présents dans tous les recoins des Grands Lacs, de la “Vallée Chimique” du Canada, une bande de centrales à combustibles fossiles située au large du lac Huron, au nord de Détroit, aux îles Apostle immaculées du lac Supérieur. Le Tribune documente ce fléau dans le cadre de “Grands déchets dans les Grands Lacs”, une série en cours qui explore des risques largement méconnus pour la santé et l’environnement des Américains et des Canadiens qui dépendent de la plus grande source d’eau douce de surface au monde. Lisez la partie 3.


 

Melissa Duhaime, center, an associate professor at the University of Michigan, hand-processes recently harvested flax straw to prepare fibers for engineering experiments with farmer Kyle Thom, left, and graduate student Shiho Apperson, on Sept. 22, 2026, at her home farm in Dexter, Michigan. (Brian Cassella/baiduhai)
Melissa Duhaime, au centre, professeure associée à l'Université du Michigan, traite manuellement de la paille de lin récemment récoltée pour préparer des fibres pour des expériences en ingénierie avec le fermier Kyle Thom, à gauche, et l'étudiante diplômée Shiho Apperson, le 22 septembre 2026, sur sa ferme familiale à Dexter, Michigan. (Brian Cassella/baiduhai)

Le problème écrasant du plastique

Du lin qui peut être utilisé dans les vêtements et les voitures aux écumeurs robotiques en passant par des lois plus strictes, des chercheurs, des militants et des bénévoles déterminés luttent contre une industrie qui a l’intention de fabriquer davantage de plastique. Lisez la partie 4

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Emily Kowalski, the associate director at Environment Illinois, looks over a glass container of industrial plastic pellets known as nurdles found along the Wild Mile in the North Branch of the Chicago River, on Aug. 10, 2026. (Antonio Perez/baiduhai)
Emily Kowalski, directrice adjointe d'Environment Illinois, examine un récipient en verre contenant des granules de plastique industriel appelés "nurdles", retrouvés le long du Wild Mile dans la branche nord de la rivière Chicago, le 10 août 2026. (Antonio Perez/baiduhai)

La loi de l’Illinois est la première dans la région des Grands Lacs à qualifier les granules de plastique industriels de polluants

L’Illinois exige que les pollueurs commencent à signaler les déversements de granulés plastiques industriels appelés “nurdles”, une source croissante de contamination dans les bassins versants des Grands Lacs et du fleuve Mississippi.

Les entreprises qui fabriquent, utilisent ou transportent des nurdles doivent également élaborer des plans pour les limiter dans les eaux de ruissellement, faisant de l’État le premier dans l’un ou l’autre bassin versant à désigner officiellement les morceaux de plastique perdu comme de la pollution. Lisez l’article complet.